I’m a geek, so what ? PDF Imprimer

[écrit le 31 janvier 2007] Parce que ouais, j’ai voulu visiter Hobitton, mais c’était pas tant un truc de geek que ça, si ? Virginie dit que si, mais les vrais geeks ils ne sont pas intéressés par les anecdotes qu’on a déjà entendues dans les bonus des DVD. Ils savent, ils ont revus les films avec les commentaires. Non, ici c’est vraiment sympa de revoir des endroits qu’on a réellement vus dans le film (l’arbre — “party tree” — est terrible). J’ai d’ailleurs fini par acheter un bouquin “Lord Of The Rings - The Locations” où ils font la liste des décors naturels utilisés en NZ. Mais on n’ira pas voir ailleurs, promis. D’ailleurs la semaine prochaine, c’est South Island qui commence et on aura bien trop de choses à faire.

À la visite du lieu, deux réflexions me sont venues. D’une part, comme Virginie, j’apprécie vraiment l’attitude des locaux par rapport à tout ça. Conscients de l’importance du truc mais en même temps, on sent bien que ça les énerve qu’on soit là pour Hobitton et pas pour l’élevage de moutons (le plus grand de NZ) ou les écuries de chevaux de courses (les meilleurs de NZ). Alors ils prennent beaucoup de recul, c’est pas mal. D’autre part, on sent qu’ils n’ont pas vraiment conscience des réalités du cinéma moderne. Ainsi, ils racontent les anecdotes avec un petit sourire aux lèvres, genre “vous vous rendez compte jusqu’où ça va ?”. Sur le catering par exemple : “alors rien que pour le café, y’en avait pour 1000 dollars (NZ$, soit environ 500 euros) par semaine !”. Ben ouais les gars, le café c’est pas bon marché et les gens sont sur le plateau 16 heures par jour, 6 jours par semaine, ça fait environ 2000 cafés. C’est pas grand chose. Ou bien les détails : “Alors Peter Jackson a fait reconstituer ces petits arbres parce qu’on en parle dans le livre sur trois lignes, et il voulait qu’on les voie. Tout ce boulot pour trois lignes !”. Ben ouais, encore, c’est ça le cinéma. Parfois on en fait des caisses pour trois lignes de script et parfois ça va tout seul pour 50 pages. Dur métier...

J’ai aussi appris pourquoi il y avait si peu d’endroits à visiter en rapport avec le tournage (pas de parc à thème non plus, mais c’est tant mieux). New Line a été d’une prudence de sioux en négociant les droits de post-exploitation du film, ça on le savait déjà, mais il semblerait qu’ils y ont été fermement contraints par les clauses qui les liaient à la Fondation Tolkien, détentrice des droits du bouquin. Tous les droits, y compris les images et là c’est franchement étonnant, appartiennent à nouveau à la Fondation en dehors de l’exploitation du film. Donc, New Line peut exploiter normalement le film, faire des posters et tout ça (j’imagine qu’ils ont eu une extension de droits pour le merchandising) mais en aucun cas re-céder à des tiers les droits. Par exemple, à Hobitton, pas question de montrer des extraits DVD ou photos du film, ni de reconstituer quoique ce soit de l’action, des décors ou des costumes. C’est pour ça que les “trous” des hobbits sont restés là, mais sans aucune déco.

Cela dit, j’ai appris de notre guide que Jackson avait effectivement tourné la fameuse dernière partie du livre, où Saroumane retourne mettre la Comté à feu et à sang puis se fait mettre la pâtée par nos hobbits de retour de campagne. Et elle nous a également appris, je ne sais pas si c’est un scoop, qu’une version “ultimate” des films, augmentée notamment de ces scènes-là, pourrait bien sortir fin 2008 ou début 2009. Connaissant New Line et sachant qu’ils préparent la sortie du premier “Bilbo Le Hobbit”, produit par Peter Jackson, dans ces eaux-là, ça pourrait bien être vrai.

Hobbit hole

 

Guzabi collabore avec…

Zzam

pour les projets de
développement web