J'avais encore des choses à te dire... PDF Imprimer

nathAlors comme ça, tu as décidé de nous laisser. Il paraît que la pendaison, c'est la méthode des gens qui ne veulent pas se rater. Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas? Parce que tu as toujours fait les choses posément, sans rien laisser au hasard. Curieusement, dans les cinq phases du deuil, je n'ai vécu que la colère et le désespoir. Bon, peut-être aussi que je finis par accepter, doucement. Je ne sais pas encore.

Ce que j'avais à te dire ne se contente pas de mots pour être dit. Tout ce que je pourrais écrire ici n'arrivera bien sûr pas à épuiser le sujet. Alors comme chaque jour depuis ce maudit 18 janvier, tu traîneras dans ma tête jusqu'à ce que je tombe de fatigue, et même après. Est-ce que tu te rendais compte à quel point ta décision allait affecter nos vies à tous? Est-ce que ça aurait changé quelque chose si nous te l'avions dit plus, plus souvent, de manière plus convaincante? Je ne pense pas. Tu avais décidé, et tu savais.

Si tu as pris cette décision, c'est que ça faisait tout simplement trop mal de vivre. Trop de peine, trop de douleur. Je ne comprends pas, je ne comprendrai jamais, mais peut-être, oui, que je vais finir par accepter.

De toute façon, nous n'avons pas le choix. Tu n'es plus là. C'est dur, la vie sans toi. C'est incroyable le nombre de moments où moi, Virginie, Mickey, tes sœurs, tous les amis, nous pensons à toi. Parce qu'on ne se rend jamais compte du nombre de moments où l'on parle aux autres, où l'on a besoin de leur parler. Nathalie, je ne sais pas comment ma vie, notre vie, va continuer sans toi. Mais nous n'avons, donc, pas le choix. Tous ces mots que j'aurais voulu dire, toutes ces questions que j'aurais voulu te poser, tous ces rires que tu nous aurais offerts (je n'arrive à me souvenir que de tes rires et tes sourires), tous ces bricolages, ces textes, ces boîtes, tout le reste, nous devrons nous en passer. Ce sera difficile. Je n'arrive pas encore à me convaincre que ce sera possible, mais c'est comme ça, nous n'avons pas le choix. Nous vivons, et toi plus.

Salut, petite, tu nous manqueras à l'infini.

Nathalie, Magali et Xavier en Corse (Ile Rousse)

Nathalie peint mes jambes

 

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