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J'ai vu Ratatouille cet après-midi, en VF hélas, et j'en sors émerveillé. Je dois noter qu'il est extraordinaire que le studio Pixar ne compte à son palmarès, à mon humble avis, que des chefs-d'œuvre. Incroyable de voir qu'en huit films, ils ont sorti huit histoires de qualité servies par des réalisateurs talentueux, avec à chaque fois une technique sans faille et des innovations en plus. C'est trop cool, Pixar !
J'ai pas envie de m'étendre sur Ratatouille, vous n'avez qu'à aller le voir (et le revoir, et le rerevoir) mais c'est extraordinaire à plus d'un titre.
Techniquement, non seulement c'est parfait, mais c'est plus encore : les textures, le rendu des matériaux (ces jolies petites oreilles de rat roses translucides, avec des milliers de petits poils presque transparents!), l'animation (toute l'animation, la moindre parcelle de l'animation, avec un souci du détail à rendre fou un entomologiste masochiste)... Tout, tout, tout est parfait, avec même des innovations (de la fourure mouillée, hirsute, douce, sale, rèche... pfou!).
L'histoire, aussi, et même avant tout. D'accord c'est du Disney, rien de subversif, mais c'est cohérent, solide, intéressant, équilibré. Et même, la morale de l'histoire n'est pas du tout préchi-précha (Nemo l'était un peu). Ici, on a droit à une ôde à la tolérance, certes, mais aussi à l'audace. Et une illustration que les sacrifices sont parfois nécessaires pour avancer. Pas nul du tout.
Décidément, je crois que je suis fan de Brad Bird. J'ai adoré Le Géant de Fer, Les Indestructibles est mon film Pixar préféré (et dans mon top-10 absolu du cinéma de tous les temps), et ce Ratatouille, je l'adore. Merci, Brad. On attend avec impatience son 1906, une fiction en prises de vue réelles autour du tremblement de terre de San Francisco en 1906 (d'où le titre, quel blagueur ce Brad...) |